Accueil > Articles >Documents audiovisuels

Documents audiovisuels

Publicités en bobines de films argentiques 16 mm

Publicités en bobines de films argentiques 16 mm

Depuis l’invention du cinéma en 1895, plusieurs moyens permettent successivement la diffusion d’images animées.

Le premier, l’argentique, connaît une évolution dès 1900, avec le premier film sonore. En 1935, c’est le film en couleur qui fait son apparition. Les bobines argentiques se présentent essentiellement au format 8 mm, 16 mm et 35 mm. Plusieurs composants sont utilisés au cours du temps : le nitrate de cellulose, interdit à partir des années 1950 car hautement inflammable, l’acétate de cellulose, déclencheur du syndrome du vinaigre si le document est mal conservé et, enfin, à partir de 1990, le polyester, chimiquement stable.

Mais, c’est avec la bande magnétique que la vidéo se démocratise. Après la première vidéo à signal analogique (Quadruplex 2″) en 1956 et la première cassette U-Matic commercialisée en 1971, l’invention de la VHS en 1975 permet une diffusion à un large public. En 1986, l’image et la qualité sonore sont améliorées grâce à l’apparition du Betacam. D’autres formats moins connus du grand public, comme le Betacam SP ou encore la S-VHS, sont utilisés par les professionnels.

À partir du milieu des années 1990, l’émergence du numérique, d’abord stocké sur bandes magnétiques (Betacam numérique puis DVCAM et Mini DV), puis sur disques optiques (CD puis DVD), accentuent le processus de démocratisation de la vidéo, jusqu’à la dématérialisation que nous connaissons aujourd’hui.

Si les supports argentiques se conservent bien, à condition d’être stockés dans un magasin à faibles température et humidité relative, la durée de vie des bandes magnétiques et des disques optiques est beaucoup plus limitée, les matières utilisées pour leur production étant nettement moins stables chimiquement.