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Plans

 

Pont arrière Panhard | 1920 | Plan d'ensemble en calque chimique.

Pont arrière Panhard | 1920 | Plan d’ensemble en calque chimique.

Au fil du temps, les concepteurs utilisent différents supports, qui varient selon les périodes :

  • Le papier : utilisé pour réaliser des originaux, mais aussi des copies.
  • Le calque naturel : apparu au milieu du XIXème siècle, il est obtenu par un raffinage extrême de la pâte à papier. Il devient cassant en vieillissant et tend au jaunissement.
  • Le calque chimique : procédé inventé en 1858 (immersion dans de l’acide sulfurique), il est supplanté dans les années 1930 par les progrès du calque naturel. Souple et résistant, il se conserve bien si le rinçage a été correctement effectué.
  • Le polyester (Mylar™) : développé à partir de 1955, sa grande souplesse et son excellente stabilité dans le temps en font le support de référence jusqu’à l’avènement de la Conception Assistée par Ordinateur.
Quadricycle Daimler équipé d'un moteur à explosion | 1888 | Tirage cyanotype.

Quadricycle Daimler équipé d’un moteur à explosion | 1888 | Tirage cyanotype.

Pour l’échange d’informations, des copies de plans sont utilisées sous forme de tirages, mais également de microformes :

  • Les tirages cyanotypes : plus communément appelés « bleus », ils se diffusent à partir de 1870. Le procédé se déroule en trois phases : sensibilisation dans un bain, exposition à la lumière sous un original et, enfin, développement dans l’eau.
  • Les épreuves Van Dyke : inventées à la fin du XIXème siècle, elles utilisent le même procédé de fabrication que les bleus, avec d’autres produits et un bain supplémentaire (fixage de l’image). De ce procédé, résulte un tirage avec des traits blancs sur fond brun.
  • Les diazotypes : couramment utilisés à partir de 1920, le procédé à base d’ammoniac en facilite l’identification. Le tirage, qui peut être fait sur papier ou calque, se caractérise par un trait marron, bleu, violet ou noir sur fond blanc.

Tous ces tirages s’avèrent très sensibles à la lumière. On évite également de les ranger au contact d’autres documents, afin d’empêcher toute réaction chimique.

  • Les microfilms : inventés au milieu du XIXème siècle, ils permettent un énorme gain de place. Généralement sous forme de film argentique en bande, ils possèdent une grande espérance de vie dans de bonnes conditions de conservation, ce qui en fait un format très utilisé.
  • Les cartes perforées : elles se diffusent dans les années 1960. Le système de perforation permet de les trier mécaniquement et il est aisé d’effectuer des copies peu coûteuses sur support diazoïque. Elles sont remplacées dans les années 1970 par les cartes à fenêtre type IBM.
  • Les microfiches : utilisées à partir du début du XXème siècle, c’est un film en feuille rectangulaire, comportant plusieurs images. Support extrêmement compact, il nécessite un appareil à fort grossissement pour la lecture.

 

Études modelage fonderie | 1954 | Négatif accolé à une carte perforée.

Études modelage fonderie | 1954 | Négatif accolé à une carte perforée.

 

Fonderie de Sochaux | 1968 | Microfilm sur bobine 16 mm.

Fonderie de Sochaux | 1968 | Microfilm sur bobine 16 mm.