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Les expéditions mal connues : la Croisière Blanche Chapitre 1

Publié le 10 janvier 2019

Chapitre 1 : Parmi les expéditions mal connues nous vous proposons sur les trois prochains mois la Croisière Blanche, avec dans ce premier chapitre l’histoire de son organisation.

C’est à l’initiative de l’ingénieur américain d’origine française Charles E. Bedaux que André Citroën va de nouveau lancer des autochenilles sur une des routes les plus escarpée du monde : ce sera La Croisière Blanche (juillet 1934-octobre 1934).

Croisière Blanche

A. KEGRESSE, C. BEDAUX et C. BALOURDET visitent l’usine de Courbevoie

Charles E. Bedaux ayant fait fortune dans le conseil aux entreprises, et célèbre pour l’invention d’un système de mesure de l’énergie. Il a déjà traversé en voiture les 1600 kilomètres entre Mombassa, sur l’océan Indien, et Casablanca, au Maroc. C’est cet aventurier qui va entreprendre et conduire cette croisière dont le but est de se lancer à l’assaut des pentes des montagnes Rocheuses, « [explorer] les secteurs sud arctiques de la région Colombienne ».

Son itinéraire suit les traces d’une précédente expédition, menée par la Police montée canadienne (les fameuses « tuniques rouges »), en 1898. Ces derniers avaient exploré en partie ces régions vierges de la Colombie britannique, jusqu’alors uniquement parcourues par les prospecteurs de la ruée vers l’or du Klondike et le Yukon et les trappeurs.

Croisière Blanche

Carte de la Croisière Blanche

Ayant effectué une reconnaissance pour cette nouvelle expédition, Bedaux commanda aux usines Citroën des autochenilles capables de transporter dix tonnes de matériel dans des chemins variés de montagnes, sur environ 2000 kilomètres.

Croisière Blanche

Croisière Blanche : autochenille

Croisière Blanche

Croisière Blanche : autochenille

 

Comme pour celles utilisées lors de la Croisière Jaune, de gros rouleaux facilitaient le franchissement des monticules, des racines ou des marécages. Fixées sur les flancs des véhicules, des planches en acier permirent de construire des ponts et de supporter les voitures en terrain difficile. Cinq véhicules sortirent des usines parisiennes et furent livrées au point de départ de l’expédition, à Edmonton, en Alberta, une région située aux même latitudes que le nord sibérien.

Croisière Blanche

Départ de la Croisière Blanche au Bois de Boulogne 1934