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Les expéditions mal connues : la Croisière Blanche Chapitre 3

Publié le 18 mars 2019

Chapitre 3 : Ce dernier chapitre sur la Croisière blanche permet de tirer la conclusion de cette expédition : une aventure tout de même.

En dépit d’une préparation soigneuse et du courage des membres des équipages, les conditions atmosphériques ont empêché la réussite de cette aventure. Aussi, cette expédition n’eut ni l’envergure, ni le succès médiatique des précédentes entreprises, la Croisière Noire et la Croisière Jaune conduites par Georges-Marie Haardt et Louis-Audouin Dubreuil. De plus la Croisière Blanche n’est pas une Croisière à l’initiative de Citroën mais une expédition privée utilisant des autochenilles Citroën.

En fait, on sait bien peu de choses sur la Croisière Blanche. D’une part, le chef de l’expédition Charles E. Bedaux n’a pas laissé de témoignage puisqu’il mourut en prison, accusé de collaboration pendant la seconde guerre mondiale. De plus, une autre expédition avait lieu au même moment en Antarctique : les autochenilles Citroën furent les premiers véhicules à moteurs dans ces régions.

Chenille C6 - Expédition Byrd

Expédition Byrd en Antarctique – Chenille C6

Enfin, cette expédition clôt une période faste pour Citroën, puisque Michelin, propriétaire de la marque dès 1935, abandonna ces expéditions promotionnelles coûteuses et cessa la production d’autochenilles à la fin de la décennie.

Malgré tout, cette épopée suscita à l’époque un réel retentissement au Canada. Le trajet en saison humide entre Edmonton et Fort Saint-John fut ainsi une première. Les populations locales ne cachèrent pas leur enthousiasme : d’ordinaire, toute communication cessait dans la région dès le début de la saison des pluies. Cette expédition permis aussi l’exploration systématique de territoires jusque–là presque inconnus : les autorités canadiennes reconnurent ainsi l’existence de plusieurs lieux de la région traversée, qui gardent dans leur dénomination des traces de cette expédition. Il existe ainsi quelques curiosités, telles qu’une « Bedaux Mountain » (1100 mètres entre les Muska et Kwadacha rivers), un « Citroën peak » culminant à 1675 m dans la Califton Pass, ainsi qu’un « Balourdet mount » (1957 m).

Une des autochenilles fut retrouvée dans ces montagnes des années plus tard, ensevelie sous la neige. Elle est aujourd’hui visible au musée de Saskaton.

En août 1934 Charles E. Bedaux fit don d’une des autochenilles à une famille de fermier Canadien. Ce véhicule fut ensuite vendu à un dépanneur avant d’être acquis, ainsi que deux autres par Marie et Etienne Christian qui les ramenèrent en Europe.

Croisière Blanche

1985 – Autochenilles dans l’état lors de leur récupération par Marie et Etienne CHRISTIAN

 

Aujourd’hui l’un de ces trois véhicules, après restauration, est exposé au Conservatoire Citroën à Aulnay s/Bois.

Croisière Blanche

Autochenille restaurée par Marie et Etienne CHRISTIAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Croisière Blanche

Autochenille restaurée par Marie et Etienne CHRISTIAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remercions Mme et M. Christian pour l’autorisation d’utilisation de leurs photos qu’ils nous ont aimablement accordée.